Hahnenmoos 2015

Depuis la dernière fois, en 2013, Pierre-Yves était impatient de retourner sur les pentes mythiques du Hahnenmoos. Je ne me ferais jamais prier pour y aller aussi !

Il fallait organiser tout ça ! Je confiais alors à PYB le soin de contacter les pilotes de planeurs susceptibles de nous accompagner, sachant que cette fois là, nous voulions dormir sur place la nuit du samedi au dimanche, histoire de faire le plein de vols. Finalement, Miles et Patrice se joindront donc à nous pour cette escapade entre hommes. C’est Romano qui réservera les chambres.

Nous sommes donc parti samedi 4 juillet vers 8h30, mon bus bien chargé. Nous avons récupéré Patrice à St Prex, avons fait quelques emplettes à la COOP de Bulle, puis nous sommes passés par Château d’Oex et Saanen (plus roulant que par le Jaunpass dont la route est étroite) pour arriver à Lenk vers midi. Une belle ascension, toujours dans mon bus, nous a emmené jusqu’au Berghotel, au col du Hahnenmoos, où nous avons pris place dans notre dortoir.

Ensuite, sans doute par esprit de contradiction avec Astérix et ses amis, nous avons commencé notre aventure par un festin des plus diététiques ! Pas l’ombre d’un légume ou d’un fruit, mais pain, saucisson, patés, fromages, … et une bouteille de rouge ! Nous étions fin prêt pour piloter des heures.DSC_0002On voit derrière PYB, le sentier qui monte en haut de la pente. Nous lancerons nos modèles de l’autre côté, le vent venant du Nord.

J’ai un peu trainé à préparer mon chargement et c’est PYB, avec son Solius, qui en profita pour inaugurer la pente déjà occupée par des suisses-allemands très directifs. Les conditions étaient excellentes avec de beaux thermiques et un vent généreux qui permettait de remonter en restant prés de la pente, pour autant qu’on ne descende pas trop bas. Je ne tardais pas à le rejoindre avec mon Héron tout neuf.DSC_0007

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Patrice attendait un peu, impressionné par le trou, pendant que Miles avait quelques soucis avec ses modèles.DSC_0053

Pierre-Yves, ayant pu tester les conditions excellentes du jour, il était pressé de voler son Ka6E. DSC_0025

La mise en vol est une formalité pour un tel voilier. DSC_0037

Ses évolutions lentes dans un tel décor sont un plaisir tant pour le pilote que pour les spectateurs.DSC_0028

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Patrice me demanda alors de lancer son Solius. DSC_0054

Crispé au départ, il finit bien par se rendre compte que son planeur ne demandait qu’à monter, … ce qui n’est pas sans stress non plus quand on a pas l’abitude ! DSC_0057

Il finira même par sourire !DSC_0058

Mis en appétit par le vol du Ka6E de PYB, je me décidais alors à faire évoluer mon Alpina. DSC_0060

Ce planeur de 30 ans d’âge vérifie à chaque vol l’adage qui dit que « c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ! »DSC_0061

DSC_0068Mal centré (bien trop arrière), au premier vol, je me suis offert des « montagnes russes » avant une belle descente au trou, … suivi d’une jolie remontée ! DSC_0080

Ayant résolu ses problèmes de montage, Miles, accompagnée Patrice, vint se joindre à moi avec le Solius que nous lui avions prêté. 10 ANS qu’il n’avait plus piloté de planeurs !!!DSC_0083

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Rapidement mis en confiance, ce pilote émérite voulu passer à plus gros. Ce fut donc PYB qui propulsa son ancien planeur, le Solution (4 mètres), maintenant propriété de Miles. DSC_0091

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Ce planeur élégant et racé donna toute satisfaction à son pilote qui ne pouvait que nous offrir son sourire « Ultrabright » !DSC_0103

Patrice remis le couvertDSC_0138

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Puis PYB, qui décidément apprécie la diversité , demanda à Miles d’envoyer son Grunau. Quel bonheur !DSC_0149

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Pyb s’applique au pilotageDSC_0187

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Une vieille toile par ici, c’est rare ! Alors quand elle nous dévoile ses dessous tout en transparence, c’est l’extase !DSC_0183

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Il faisait tellement chaud, malgré l’altitude du Schalmi à 1985 m, qu’il a fallut que je retourne au ravitaillement à la voiture.DSC_0207

Pendant que les autres pilotes quittaient progressivement l’aire de vol, nos vols se sont succédés jusqu’à plus de 18h, avec 1/2 à 3/4 d’heure absolument seuls.DSC_0213

La précision de nos atterrissages s’est largement améliorée sur cette pente côté sud. Même plus peur, pas vrai Patrice ?  §;-)DSC_0223

Enfin, avant de descendre nous n’avons pas coupé à la traditionnelle photo de groupe, … en deux fois, … la prochaine fois, il faudra que je pense à un pied !DSC_0226

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Le moment tant attendu d’ « une » bonne « petite » bière ou panachée était enfin venu !DSC_0232

Et, pour nous requinquer, rien de mieux qu’une excellente fondue !DSC_0234

Pour digérer tout ça, après un bon schnaps, il était temps pour PYB et moi d’inaugurer nos petites ailes volantes. Encore un bon moment, à la fraîche.IMG_0378

Après un échange rugueux avec un casque à boulon aussi souple qu’un rail de chemin de fer lorsqu’il s’agit de laisser un bout de table pour bricoler, alors qu’il en occupe déjà deux à lui seul, nous sommes rentrés dans nos quartiers pour     essayer d’y dormir, où finalement nous étions seuls pour 12 couchages. Oui, mais pas facile de se reposer ! Et oui, la chaleur, … les cloches des vaches qui parfois semblaient vouloir nous jouer la Chevauchée des Walkyries de Wagner, … mais pas seulement : Patrice a rapidement mis sa petite mobylette en route ( MMMiiiiipppppp, …. MMMiiiiipppppp ), … et j’ai fini par mettre en route ma Harley sans pot d’échappement, …. RRRROOOOOAAAAWWWWWWW,… RRRROOOOOAAAAWWWWWWW ) . Pour ces doux passages mélodieux et la douceur typiques des dortoirs de refuges, nous sommes désolés de ne pouvoir vous présenter ni images ni sons, … par pudeur.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner gargantuesque et un choix précis de nos appareils, nous nous sommes attaqués à la rude montée vers le lieu de pilotage dénommé le Lavey. Une grosse demi-heure de marche récompensée par une vue splendide sur la vallée de Lenk.DSC_0269

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Les conditions étant légères, PYB et moi avons utilisé nos ailes volantes tandis que Patrice et Miles volaient avec les Solius mettant parfois à contribution les moteurs électriques.DSC_0265

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J’ai fini par rejoindre les copains et mettre en l’air le Héron et à prendre plaisir avec mes copains à exploiter les ascendances.DSC_0281

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On a pratiqué debout, ou assisDSC_0278

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Mais pour admirer les copains voler, on est mieux couchéDSC_0236

ou assisDSC_0240

Finalement, nous n’y avons pas fait voler les plus gros planeurs lorsque les conditions sont devenues plus joufflues et nous avons profité du spectacle d’un suisse-allemand sympathique qui était venu nous rejoindre (comme quoi, il ne faut jamais généraliser !). Je pense que nous arrivions aussi à saturation.

Nous sommes donc redescendu vers l’hôtel, avons bu une dernière bière sur la terrasse avant de reprendre la route du retour

Bilan :

Des tarifs hôteliers raisonnables

Une fondue unique

Chaleur = boissons : 15 litres d’eau, presque 10 litres de bières ou de panachée, une bouteille de rouge (pique-nique), une de blanc (avec la fondue) et 4 schnaps.

Un nombre incalculable de vols, des heures de pilotage, sans casse notoire.

Le sourire sur le visage de chacun mes copains qui fut pour moi la meilleure des récompenses, sans oublier le tee-shirt du Hahnenmoos qu’ils m’ont offert ! Merci les gars !!!

Un magnifique week-end !

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