Le conte de Mic et Mak

Il y a bien longtemps, dans notre petit pays, pas bien loin de notre beau village, était née une belle histoire d’amitié entre deux hommes, Guy et Roland, deux passionnés d’aéromodélisme. Ils avaient pour habitude de se retrouver au terrain de Begnins, juste en dessous de Burtigny, sur cette piste bien connue, visible depuis la route, avec à l’opposé, côté Ouest, cette large ouverture dans la haie permettant aux appareils de se poser en bise. C’est sur ce terrain qu’un jeune homme, un certain Pierre-Yves, qui nous est familier, fit ces premières armes de pilote d’aéromodèle. C’est Roland qui pris alors en charge PYB pour lui apprendre les rudiments de cet art difficile de mettre en l’air un avion, le faire évoluer comme le pilote le souhaite, et non pas comme le modèle en décide, puis à atterrir, le tout en un seul morceau. Il faut dire qu’à cette époque, point de modèle en polystyrène ou en EPP quasi incassable et réparable en 5 minutes avec un peu de cyanolite ! Non, de ce temps là, le modéliste était tout d’abord un constructeur ! Il n’existait pas d’avion tout fait, prêt à voler, comme on en trouve actuellement. Il fallait acheter un plan, du bois et de l’entoilage, ou une boite de construction qui comprenait tout ce matériel. Les avions de plus de 2,50 m d’envergure étaient considérés comme « petit-gros » (réservés à des élites), tout comme les planeurs qui approchaient ou dépassaient les 4m. De nos jours, ces dimensions et appellations ont pris un essor exponentiel, mais rares sont ceux qui fabriquent encore leurs avions ou planeurs de leurs propres mains !

Nos deux amis, Guy et Roland, étaient donc forcément de bons constructeurs. A force de se côtoyer, de voler ensemble, une idée avait alors germé : pourquoi ne pas construire ensemble le même avion, chacun de son côté, pour le plaisir ensuite de les faire voler en couple ? Le choix du modèle s’est ainsi porté sur le Piper J3, dans sa livrée bien connue jaune avec le liseré noir. Cet avion a été énormément reproduit en modèle réduit car il a été aussi énormément utilisé « en grandeur ». C’est un peu comme la 2 CV volante. L’envergure choisie était osée ! 3,30m !!! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils auraient de la présence en l’air, … mais aussi dans le coffre de la voiture ! Nos deux compères se sont lancés dans cette construction, et, à l’issue de cette dernière ont décidé de nommer leurs avions comme un couple indissociable : Mic et Mak, respectivement pour l’exemplaire de Guy et de Roland.DSC_0650DSC_0652

Ils ont dû faire quelques vols ensemble, mais ce que l’on sait, c’est que Guy a réalisé quelques vols avec Mic, et, que Roland, après l’avoir bien fait volé, a fini par transmettre Mak à son fils.

Il y a quatre ou cinq années, Pierre-Yves fit la connaissance de Guy. Il était devenu trop âgé pour faire voler tous les modèles qu’il avait construit avec tant d’amour et de patience, la vue lui faisant défaut. Pierre-Yves, sous le charme de toutes ces merveilles conclut alors un accord avec Guy : Il lui achète tout le lot mais laisse à Guy le soin de ressortir chacun de ses modèles pour en faire quelques photos avant de les transmette à PYB. Avec l’attachement que l’on peut imaginer de ce Monsieur pour ses splendides réalisations, il a fallut bien de la patience à Pierre-Yves pour obtenir au compte goutte les planeurs et avions. Et, il est évident qu’il était impatient d’obtenir ce fameux Piper jaune de si belle dimension. Mais, le « papy » réservait Mic pour l’un des derniers.

En cette fin d’été 2015, Miles repère un beau Piper en vente sur internet. Son envergure conséquente lui permettrait de faire du remorquage de planeurs de belles dimensions sur notre terrain. Il va donc le voir avec PYB. Sur place, Pierre-Yves reconnait Philippe, le fils de Roland. Le Piper J3 de Roland a bien vécu, il a déjà bien volé, a subi aussi quelques inévitables réparations, mais Miles est sous le charme de Mak et en fait l’acquisition. Pierre-Yves contacte alors Guy pour le relancer, et c’est ainsi que le 25 septembre dernier, les deux Pipers, Mic & Mak, se sont retrouvés à nouveau rassemblés sur le même terrain, avec deux nouveaux amis pour les piloter.

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Décollage !DSC_0658DSC_0657

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti pour un tour !DSC_0659

Quand on est heureux et fous, on ose tout : montée en chandelle en couple, DSC_0868renversements, DSC_0872 (1) DSC_0873 DSC_0874 DSC_0875

nos inévitables passages avec le Mont blanc, dans le fond. Le spectacle était grandiose, dans notre décor de rêve.

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Toute bonne chose ayant une fin, pour Mic & Mak, il fallut regagner le plancher des vachesDSC_0686 DSC_0760

Il reste à souhaiter que ces deux compères garderons encore longtemps ces deux avions afin que Mic et Mak ne soient plus jamais séparés
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Hahnenmoos 2015

Depuis la dernière fois, en 2013, Pierre-Yves était impatient de retourner sur les pentes mythiques du Hahnenmoos. Je ne me ferais jamais prier pour y aller aussi !

Il fallait organiser tout ça ! Je confiais alors à PYB le soin de contacter les pilotes de planeurs susceptibles de nous accompagner, sachant que cette fois là, nous voulions dormir sur place la nuit du samedi au dimanche, histoire de faire le plein de vols. Finalement, Miles et Patrice se joindront donc à nous pour cette escapade entre hommes. C’est Romano qui réservera les chambres.

Nous sommes donc parti samedi 4 juillet vers 8h30, mon bus bien chargé. Nous avons récupéré Patrice à St Prex, avons fait quelques emplettes à la COOP de Bulle, puis nous sommes passés par Château d’Oex et Saanen (plus roulant que par le Jaunpass dont la route est étroite) pour arriver à Lenk vers midi. Une belle ascension, toujours dans mon bus, nous a emmené jusqu’au Berghotel, au col du Hahnenmoos, où nous avons pris place dans notre dortoir.

Ensuite, sans doute par esprit de contradiction avec Astérix et ses amis, nous avons commencé notre aventure par un festin des plus diététiques ! Pas l’ombre d’un légume ou d’un fruit, mais pain, saucisson, patés, fromages, … et une bouteille de rouge ! Nous étions fin prêt pour piloter des heures.DSC_0002On voit derrière PYB, le sentier qui monte en haut de la pente. Nous lancerons nos modèles de l’autre côté, le vent venant du Nord.

J’ai un peu trainé à préparer mon chargement et c’est PYB, avec son Solius, qui en profita pour inaugurer la pente déjà occupée par des suisses-allemands très directifs. Les conditions étaient excellentes avec de beaux thermiques et un vent généreux qui permettait de remonter en restant prés de la pente, pour autant qu’on ne descende pas trop bas. Je ne tardais pas à le rejoindre avec mon Héron tout neuf.DSC_0007

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Patrice attendait un peu, impressionné par le trou, pendant que Miles avait quelques soucis avec ses modèles.DSC_0053

Pierre-Yves, ayant pu tester les conditions excellentes du jour, il était pressé de voler son Ka6E. DSC_0025

La mise en vol est une formalité pour un tel voilier. DSC_0037

Ses évolutions lentes dans un tel décor sont un plaisir tant pour le pilote que pour les spectateurs.DSC_0028

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Patrice me demanda alors de lancer son Solius. DSC_0054

Crispé au départ, il finit bien par se rendre compte que son planeur ne demandait qu’à monter, … ce qui n’est pas sans stress non plus quand on a pas l’abitude ! DSC_0057

Il finira même par sourire !DSC_0058

Mis en appétit par le vol du Ka6E de PYB, je me décidais alors à faire évoluer mon Alpina. DSC_0060

Ce planeur de 30 ans d’âge vérifie à chaque vol l’adage qui dit que « c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ! »DSC_0061

DSC_0068Mal centré (bien trop arrière), au premier vol, je me suis offert des « montagnes russes » avant une belle descente au trou, … suivi d’une jolie remontée ! DSC_0080

Ayant résolu ses problèmes de montage, Miles, accompagnée Patrice, vint se joindre à moi avec le Solius que nous lui avions prêté. 10 ANS qu’il n’avait plus piloté de planeurs !!!DSC_0083

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Rapidement mis en confiance, ce pilote émérite voulu passer à plus gros. Ce fut donc PYB qui propulsa son ancien planeur, le Solution (4 mètres), maintenant propriété de Miles. DSC_0091

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Ce planeur élégant et racé donna toute satisfaction à son pilote qui ne pouvait que nous offrir son sourire « Ultrabright » !DSC_0103

Patrice remis le couvertDSC_0138

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Puis PYB, qui décidément apprécie la diversité , demanda à Miles d’envoyer son Grunau. Quel bonheur !DSC_0149

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Pyb s’applique au pilotageDSC_0187

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Une vieille toile par ici, c’est rare ! Alors quand elle nous dévoile ses dessous tout en transparence, c’est l’extase !DSC_0183

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Il faisait tellement chaud, malgré l’altitude du Schalmi à 1985 m, qu’il a fallut que je retourne au ravitaillement à la voiture.DSC_0207

Pendant que les autres pilotes quittaient progressivement l’aire de vol, nos vols se sont succédés jusqu’à plus de 18h, avec 1/2 à 3/4 d’heure absolument seuls.DSC_0213

La précision de nos atterrissages s’est largement améliorée sur cette pente côté sud. Même plus peur, pas vrai Patrice ?  §;-)DSC_0223

Enfin, avant de descendre nous n’avons pas coupé à la traditionnelle photo de groupe, … en deux fois, … la prochaine fois, il faudra que je pense à un pied !DSC_0226

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Le moment tant attendu d’ « une » bonne « petite » bière ou panachée était enfin venu !DSC_0232

Et, pour nous requinquer, rien de mieux qu’une excellente fondue !DSC_0234

Pour digérer tout ça, après un bon schnaps, il était temps pour PYB et moi d’inaugurer nos petites ailes volantes. Encore un bon moment, à la fraîche.IMG_0378

Après un échange rugueux avec un casque à boulon aussi souple qu’un rail de chemin de fer lorsqu’il s’agit de laisser un bout de table pour bricoler, alors qu’il en occupe déjà deux à lui seul, nous sommes rentrés dans nos quartiers pour     essayer d’y dormir, où finalement nous étions seuls pour 12 couchages. Oui, mais pas facile de se reposer ! Et oui, la chaleur, … les cloches des vaches qui parfois semblaient vouloir nous jouer la Chevauchée des Walkyries de Wagner, … mais pas seulement : Patrice a rapidement mis sa petite mobylette en route ( MMMiiiiipppppp, …. MMMiiiiipppppp ), … et j’ai fini par mettre en route ma Harley sans pot d’échappement, …. RRRROOOOOAAAAWWWWWWW,… RRRROOOOOAAAAWWWWWWW ) . Pour ces doux passages mélodieux et la douceur typiques des dortoirs de refuges, nous sommes désolés de ne pouvoir vous présenter ni images ni sons, … par pudeur.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner gargantuesque et un choix précis de nos appareils, nous nous sommes attaqués à la rude montée vers le lieu de pilotage dénommé le Lavey. Une grosse demi-heure de marche récompensée par une vue splendide sur la vallée de Lenk.DSC_0269

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Les conditions étant légères, PYB et moi avons utilisé nos ailes volantes tandis que Patrice et Miles volaient avec les Solius mettant parfois à contribution les moteurs électriques.DSC_0265

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J’ai fini par rejoindre les copains et mettre en l’air le Héron et à prendre plaisir avec mes copains à exploiter les ascendances.DSC_0281

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On a pratiqué debout, ou assisDSC_0278

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Mais pour admirer les copains voler, on est mieux couchéDSC_0236

ou assisDSC_0240

Finalement, nous n’y avons pas fait voler les plus gros planeurs lorsque les conditions sont devenues plus joufflues et nous avons profité du spectacle d’un suisse-allemand sympathique qui était venu nous rejoindre (comme quoi, il ne faut jamais généraliser !). Je pense que nous arrivions aussi à saturation.

Nous sommes donc redescendu vers l’hôtel, avons bu une dernière bière sur la terrasse avant de reprendre la route du retour

Bilan :

Des tarifs hôteliers raisonnables

Une fondue unique

Chaleur = boissons : 15 litres d’eau, presque 10 litres de bières ou de panachée, une bouteille de rouge (pique-nique), une de blanc (avec la fondue) et 4 schnaps.

Un nombre incalculable de vols, des heures de pilotage, sans casse notoire.

Le sourire sur le visage de chacun mes copains qui fut pour moi la meilleure des récompenses, sans oublier le tee-shirt du Hahnenmoos qu’ils m’ont offert ! Merci les gars !!!

Un magnifique week-end !

Aménagement du terrain en 2015

Sous l’impulsion de notre tout nouveau et tout jeune Président, Romano, plusieurs dragons se sont retrouvés au terrain le dernier week-end d’avril. Un filet à mouton a été positionné en bordure de piste, en lieu et place du filet vert qui n’a jamais apprécié le vent. Il a été déniché par Patoche, à la déchèterie, en même temps qu’un parasol.5d140d82031d4c8545eba166761ad654

Les bricoleurs se sont activés autour du toit de la structure bleue. Le système avec bâche n’ayant pas non plus résisté à l’hiver. Remercions l’entreprise Ciccarelli pour la fourniture de lambourdes et de visserie et M. Kiblier pour le don de poutres qui ont été délignées pour en faire des chevrons. Durant la semaine, les travaux ont continué. Nous avons pu récupérer un stock important de tôles134f41980c12e078dffa27dc20e3deb5

deux superbes bancs6c7660070b6feab1a537c0da0df9fd2b

et une poubelle de bonne contenance qui sera destinée au verre.460f51bcb38ce258b0d97b3896a49fad

La déchetterie nous a également pourvu d’une nouvelle table et de chaises en plastique.

Ayant à disposition plusieurs longueurs de chevron, ils ont été fixé de façon à faire un avant toit pour abriter l’entrée de la cabane, et également à l’opposé pour y installer le barbecue. Le faîte du toit est côté piste. Au plus bas, une cheneau sera installée pour récolter les eaux de pluies.

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Après un travail acharné, le toit a été totalement couvert jeudi 30/04 en fin d’après-midi, juste avant la pluie !!!

Chapeau et merci à tous les artisans de ces travaux !e5d8278179a1958fa5ec42740ae4d332

Il y a encore quelques travaux de finition à faire. La zone de convivialité autour de la structure bleue va être tapissée de copeaux. Le toit sera équipé de la cheneau et de vire-vents. La porte doit subir une rénovation et l’espace entre la porte de la cabane et la piste va recevoir des pavés pour être moins boueux, … On ne manquera pas de faire appel aux bonnes volontés !

 

le 1er Novembre 2014

Le 1er Novembre 2014 a fait l’objet de plusieurs premières sur notre terrain :

Pierre-Yves a mis en l’air mon baron :

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Trois vols pour obtenir un baron qui vole sagement, de façon réaliste !

 

Autre fait exceptionnel, Jean est venu et a volé son Trojan ! C’est suffisamment rare pour être immortalisé !!!

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Puis, Pierre-Yves a démarré son Bully, un joli remorqueur de belle taille.

J’ai aligné, derrière, mon Ka6 Multiplex de 3m75 d’envergure. Nous avons effectué 3 vols. Les deux premiers furent vraiment mouvementés, car le Ka6 devait être réglé, et son pilote devait combattre son appréhension, due à sa mauvaise vue et cette nouvelle discipline.

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Vous remarquerez, au bout de l’aile gauche (le saumon) du Ka6, une petite excroissance. C’est une caméra, une Mobius. Voici les images : https://www.youtube.com/watch?v=LgRbQW7LDB0